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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 16:51

Charles Maurras : "l'antisémitisme n'existe que parce que les Français sont réduits à se demander s'ils restent les maîtres chez eux"

 

 

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Charles Maurras (Action Française)  à propos des 4 États Confédérés (Juifs, Franc-Maçons, Protestants et Métèques), extrait  d'un texte publié en 1905 dans la revue littéraire suisse La Semaine Littéraire

 

L'antisémitisme n'existe que parce que les Français sont réduits à se demander s'ils restent les maîtres chez eux.

 

Notre querelle intérieure est politique. Ajoutons : nationale.

 

Politiquement, en dépit de cent seize ans de Révolution et de trente-cinq ans d'une République dont tous les progrès électoraux ont coïncidé avec l'accroissement de la criminalité et de l'alcoolisme, après vingt ans d'une propagande collectiviste qui est un scandale pur en ce pays de moyenne industrie, de petite et moyenne propriété, où l'on compte près de vingt millions de ruraux, politiquement, dis-je, le corps de la nation n'est pas ébranlé ; tant cette œuvre construite en collaboration par l'Église et la Monarchie avec les survivances de l'empire romain est fermement et solidement maçonnée ! Mais, si la « Liberté » continue à faire des siennes, cela finira par craquer.

 

Les années 1789, 1790, 1791 et 1792 ont été marquées en France par une série de « libérations » dont on n'a pas assez suivi les effets : la nation juive a été promue à l'existence civique, les huguenots, proscrits ou émigrants de 1685, ont été rétablis dans tous les droits communs. Les écrivains nationalistes observent que nos juifs ainsi naturalisés n'ont cependant pas cessé de former une communauté très particulière, un État très distinct de l'État français ; leurs alliances constantes, soit entre eux, soit avec leurs congénères du nord et du sud de l'Europe, accentuent encore cette différence de la société juive et du reste de la société en France. Un grief analogue, quoique très différent dans son point de départ, est relevé contre les cinq ou six cent mille huguenots recensés parmi nous. D'un sang français irréprochable à l'origine, on regrette que leur dissidence intellectuelle et morale, les rapports qu'elle leur créait avec les plus redoutables de nos concurrents étrangers, n'aient pas été corrigés et tempérés méthodiquement ; une mentalité assez différente de la mentalité historique française devint le partage du monde protestant. Il en résulte de plus en plus une secrète guerre, non de race, non plus de religion, mais, en quelque sorte, de civilisation, de pensée et de goût ; je dirai hardiment que, de ce côté de la France, la plupart des éléments qui ne sont pas étrangers, ni mêlés d'étrangers, sont très certainement exposés à devenir tels 25. Une colonie étrangère très remuante et très influente se forma enfin sur la lisière de ces petits mondes trop caractérisés et trop séparés. Joignez une société secrète, venue, disent les uns d'Allemagne et, selon d'autres, d'Angleterre, qui semble avoir servi de lien général, de bureau d'embauchage et de recrutement à ces Français trop récents ou trop pénétrés d'influences hétérogènes : la franc-maçonnerie.

 

Organisation maçonnique, colonie étrangère, société protestante, nation juive, tels sont les quatre éléments qui se sont développés de plus en plus dans la France moderne depuis 1789. Il est très remarquable que l'introduction, le retour ou les progrès de ces quatre éléments aient coïncidé :

 

  • Avec la chute de la dynastie nationale, axe de notre État ;

 

  • Avec la désorganisation de la noblesse et du clergé ;

 

  • Avec la ruine des corporations ouvrières ;

 

  • Avec l'abolition des privilèges propres aux villes et aux provinces ;

 

  • Avec l'institution des départements, unités territoriales absolument fictives, souvent contraires aux traditions, aux habitudes et aux intérêts locaux ;

 

  • Avec la persécution du catholicisme ;

 

  • Avec l'établissement du partage égal des héritages qui limite l'autorité des pères de famille et diminue la natalité ;

 

  • Avec l'achèvement de la centralisation ;

 

  • Avec la domestication de la science, par la mainmise des bureaux sur les académies et l'Université.

 

Ces neuf coïncidences ont fait la fortune des Pouvoirs nouveaux venus. En effet, l'État royal décapité et la famille débandée, la profession désorganisée, le gouvernement provincial et communal paralysé ou anéanti, que pouvait devenir l'ensemble de la société française ? On l'a dit et redit : une poussière d'individus, un désert d'atomes. Dès lors, dans ce désert, d'abord soumis à l'autocratie napoléonienne, livré ensuite à des régimes d'une insigne faiblesse ou d'un anonymat complet, devait prévaloir peu à peu, à la faveur du mécanisme centralisateur, la puissance de ces étrangers que liaient soit le sentiment intérieur de leurs différences par rapport au gros de la nation, soit la pression externe de la défiance instinctive, de l'aversion physique et de la très naturelle inintelligence que la nation leur témoignait.

 

Ces minorités ont fini par constituer automatiquement, et sans y avoir grand mérite, les seules organisations distinctes et libres, sur ce territoire livré d'un bout à l'autre au fonctionnariat, même religieux. Le seul contrepoids à leur force provint des Congrégations. Mais celles-ci ne pouvaient pas exister sans révéler quelque puissance, et leur puissance inquiétait naturellement un pouvoir centralisé, de sorte qu'elles ont été soumises à un régime de tribulations périodiques qui leur interdisait de rien fonder.

 

Le rôle des juifs, des protestants, des étrangers fraîchement naturalisés et des organisations maçonniques ressembla donc de plus en plus à un privilège public. Privilège de fait, qui put être ignoré d'un certain nombre de ceux qui en bénéficient ; leurs oligarchies fédérées par un intérêt naturel n'en ont pas moins tout pris : Finance, Conseil d'État, universités, magistrature, administration, académies. Ce serait encore peu de chose si la direction des affaires nationales n'était viciée par la prépondérance de ces éléments étrangers excentriques à la nation !

 

… À la vérité, quand on fait observer que cent mille juifs, plus cinq ou six cent mille francs-maçons et quelques milliers de métèques forment un bien faible total comparé aux trente-huit millions de Français. – « Oubliez-vous, répondent les nouveaux venus, que nous sommes aussi une élite et que nous formons une véritable aristocratie ? »

 

Les nationalistes n'oublient pas cette prétention. Seulement ils la contestent. Une élite digne de ce nom ne se maintient pas au pouvoir en sacrifiant tout, même l'ordre, même l'avenir national, aux envies et aux convoitises du nombre. Une aristocratie véritable n'affermit pas son règne sur les infâmes libertés du cabaretier. Une aristocratie aurait respecté la religion en tant que force traditionnelle et se fût gardée de prêcher le régime du moindre effort. Ni la Vertu, ni la Raison, ni la Sagesse politique, qui sont le patrimoine des aristocraties, n'ont présidé à la rédaction du programme appliqué à la France par ses conquérants : des prébendes publiques pour les grands électeurs et, pour les petits, des pensions de retraite et le dégrèvement graduel de l'impôt ; une sécurité territoriale aussi profonde dans les esprits que précaire dans la réalité des choses, mais, en échange, un service militaire diminué dans des proportions inquiétantes ; une armée déliée du respect des chefs ; une police sans conscience civique … L'oligarchie qui applique un pareil programme n'a aucun titre au privilège des meilleurs.

 

Les bénéficiaires de 1789 avaient pour leur début détruit chez nous les organes domestiques, locaux, économiques et religieux de notre puissance publique : en 1905, c'est aux signes les plus sensibles, aux ressorts les plus nécessaires de cette puissance que s'acharne leur postérité. Comment pourrions-nous les appeler de bons citoyens, ou seulement des citoyens ? Ils se chargent de démontrer leur qualité de nomades. S'il ne servait pas l'Étranger, qu'était-ce que ce ministre de la marine qui fît métier d'entretenir l'indiscipline à bord de nos bâtiments et sur les chantiers de nos arsenaux ? ou ces ministres de la guerre enragés à détruire la subordination chez les soldats, l'esprit de corps entre officiers et, dans le haut commandement, toute espèce d'autorité ?

 

 

 

source : Maurras.net  

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"Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom" (Luc 21:16)

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"Dieu vomit les tièdes"

"Que toute personne soit soumise aux autorités supérieur; car il n'y a point d'autorité qui ne viennent de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi qui s'oppose à l'autorité, résiste à l'ordre que Dieu  a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes" (Romains 13:1)

"Il n'y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile, je remplirai le nombre de tes jours" (Exode 23:26)

"Si tu prêtes de l'argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne seras point à son égard comme une créancier, tu n'exigeras de lui point d'intérêt" (Exode 22:25)


« Voter socialiste, c'est voter contre Dieu. Le programme socialiste fait frémir les enfants » (Monseigneur Lefebvre)

A propos de Pinochet « Dès qu'un homme se lève pour sauver son pays du communisme et qu'il rétablit l'ordre chrétien, on fait tout pour le discréditer. Il n'y a pas un pays où l'on puisse circuler aussi librement qu'au Chili. » (Monseigneur Lefebvre)

"Le mythe tant caressé de l'égalité ne serait pas autre chose, en fait, qu'un nivellement absolu de tous les hommes dans une commune misère et dans une commune médiocrité." (pape Léon XIII)

"Face à la colonisation islamique de la France, je crois que la laïcité est un bouclier en carton pâte, et j'irai même plus loin, je pense que la laïcité est le cheval de Troie de l'islamisation. C'est donc par l'affirmation de l'identité française, de la culture française, et du lien entre la France et son héritage chrétien, que nous pourrons répondre au défi de cette islamisation galopante." (Carl Lang)

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"Je ne compte pas demander pardon à qui que ce soit. Au contraire, ce sont aux autres de me demander pardon, les marxistes, les communistes" (Pinochet)

" On ne peut dialoguer ni avec les francs-maçons, ni avec les communistes, car on ne dialogue pas avec le diable ! " (Monseigneur Lefebvre)

" Votre innovation du PaCS, c’est tout simplement le retour à la barbarie. Vous vous inscrivez dans la suite de ceux qui, pour saper la société, ont commencé par saper la famille. La loi la mieux établie de notre vieille civilisation, vous vous apprêtez à la violenter ! Vous touchez là aux fondements de la société ! Mais un jour les victimes se lèveront et se tourneront vers vous en vous disant, une expression terrible : vous êtes le socialisme démolisseur ! " (Philippe de Villiers)

"Il n'y a pas de contraception d'urgence, cela n'existe pas." (...) vous substituez à un principe de précaution un principe de destruction en lançant une véritable guerre chimique contre l'enfant à naître" (Philippe de Villiers)

"On ne peut pas ignorer que le seul fait tangible repérable, permettant de déterminer le commencement de la vie humaine correspond à sa conception. Notre législation ne reconnaît pas l'avortement comme un droit des femmes." (Philippe de Villiers)

" La protection de la vie des sans-voix plutôt que l’eugénisme et l’avortement, la protection de la vie des malades plutôt que la seringue empoisonnée de l’euthanasie " (Philippe de Villiers)


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