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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 19:00
[Rivarol] Il y a 60 ans, en octobre 1956, la Hongrie se soulevait contre la domination communiste

 

source : Rivarol

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 18:47
Philippe Pichot-Bravard, spécialiste de l’Histoire du droit public et l’Histoire des idées politiques. Enseignant à l’Université de Bretagne occidentale (Brest) et à l’Institut catholique d’études supérieures (ICES, La Roche-sur-Yon)

Philippe Pichot-Bravard, spécialiste de l’Histoire du droit public et l’Histoire des idées politiques. Enseignant à l’Université de Bretagne occidentale (Brest) et à l’Institut catholique d’études supérieures (ICES, La Roche-sur-Yon)

R&N : La pensée unique interdit de débattre des grandes questions…

Philippe Pichot-Bravard : Aujourd’hui, il est permis de débattre sur les questions secondaires, sur les questions purement techniques, sur les aspects accessoires des grandes questions. Il est interdit de discuter des grandes questions elles-mêmes. Ainsi, dans une ville, il est permis de se demander si la nouvelle mosquée aura deux ou trois mille places, si elle sera construite dans tel quartier de la ville ou dans tel autre ; il est même permis de discuter sur la couleur de ses murs, blanc ou vert ; mais il est interdit de discuter du bien-fondé de la construction d’une mosquée dans la ville, car si vous vous y risquiez, l’étiquette infamante d’« islamophobe » vous exposerait immédiatement au pilori médiatique.


Au cours de la prochaine élection présidentielle, il sera interdit de discuter la pertinence de la politique migratoire. Il sera interdit de contester l’esprit de mai 1968 et les réformes qu’il a inspirées, notamment la récente loi Taubira dénaturant le mariage. Il sera interdit de remettre en cause l’avortement et son remboursement intégral par la sécurité sociale. Il sera interdit de discuter du bien-fondé de la politique commerciale de libre-échange. Il sera interdit de douter des bienfaits de la monnaie unique. Il sera interdit de critiquer l’Union européenne et son oligarchie bureaucratique si sensible aux arguments des groupes de pression, des entreprises multinationales et des grandes banques. Il sera interdit de réclamer la suppression des subventions versées aux associations idéologiques de copains.


En réalité, il n’y aura pas de débat parce que la puissance souveraine a été transférée à des instances supranationales, parce que la pensée est emprisonnée dans un carcan idéologique, parce que les dés sont pipés de sorte à porter à la tête de l’État le candidat préalablement choisi par les forces oligarchiques qui sont les véritables maîtres de notre pays.

 

R&N : Pouvez-vous nous donner un exemple ?

Philippe Pichot-Bravard : Illustration de cette absence de véritable débat ? Au printemps dernier, le Parlement, avec une discrétion remarquable a voté une loi permettant au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de mesurer les temps de parole des candidats à l’élection présidentielle non pas de manière égale mais en fonction du résultat obtenu par ces candidats lors de la dernière élection et de la cote que leur attribuent discrétionnairement les instituts de sondage.


Ainsi, la compétition est légalement verrouillée ; seuls les quatre ou cinq candidats présentés par les « grands partis » pourront se faire entendre à la télévision et à la radio. Les autres ne pourront qu’essayer de contourner l’obstacle au moyen d’Internet, sans pouvoir d’ailleurs échapper, au pilonnage de sondages, dont le rôle principal est de conditionner les électeurs et de canaliser leur choix vers ceux qu’ils leur désignent comme « favoris ». Cette loi illustre à quel point la démocratie française est un trompe-l’œil qui maquille de plus en plus mal la réalité oligarchique de notre gouvernement.

 

R&N : Les Français ne demeurent-ils pas attachés au pouvoir de choisir le chef de l’État  ?

Philippe Pichot-Bravard : Les Français demeurent en effet attachés au pouvoir qui leur a été donné en 1962 de choisir le chef de l’État. Pourtant, ce pouvoir est un leurre. Aujourd’hui le pouvoir n’est plus exercé par la présidence de la République et par le Parlement mais par des instances supranationales, comme le groupe Bilderberg ou la Commission Trilatérale, fondée en 1973 par Rockefeller et Kissinger, véritable parlement oligarchique, composé d’hommes politiques, de grands patrons, de financiers de haut vol, cooptés, qui, deux fois l’an, se réunit pour déterminer les grandes axes de la « gouvernance mondiale ». Le président du Conseil européen dut ainsi subir de la part de cette commission un véritable entretien d’embauche avant d’être nommé. « Ce sont eux qui nous gouvernent », confia un jour à Philippe de Villiers le Premier Ministre François Fillon (Le Moment est venu de vous dire ce que j’ai vu, p. 322). Et Villiers d’ajouter : « En 2015, Alain Juppé a été agréé au Bilderberg qui s’est réuni en Autriche » (p. 323).


Le scénario de l’élection de 2017 est donc écrit. Les journalistes aux ordres et les instituts de sondage sont là pour guider, par leurs chiffres trafiqués et leurs commentaires, le vote des Français. Et chacun aura remarqué à quel point ils sont complaisants avec Alain Juppé, une complaisance dont l’ampleur n’a d’égale que le passif politique de l’ancien ministre des affaires étrangères (Rwanda, 1994 ; Libye, 2011). En janvier 2012, la décision des agences de cotation de dégrader la note de la France manifestait la volonté des milieux financiers d’affaiblir la candidature de Nicolas Sarkozy au profit de celle de François Hollande. Au même moment, le système médiatique s’acharnait sur le même Nicolas Sarkozy de manière aussi outrée qu’il l’avait porté aux nues en 2007. Il est très rare que le système oligarchique n’atteigne pas son objectif.

 

R&N : Existe-t-il une alternative bénéfique à la Cinquième République  ?

Philippe Pichot-Bravard : La France traverse aujourd’hui une crise de régime. Les institutions de la cinquième République, à force d’avoir été déformées, sont complètement usées, ce qui n’a rien d’étonnant : établies dans un contexte particulier, elles ne se sont pas adaptées aux situations nouvelles qui sont apparues. Le personnel politique est lui aussi usé, à bout de souffle, à court d’idées. Et les plus jeunes n’échappent pas à cette usure. Ils sont, au bout de cinq ou dix ans de vie publique encore plus usés que ne l’étaient certains vieux briscards des années quatre-vingts qui avaient quarante ans de carrière derrière eux  ! Ceux qui prétendent nous gouverner n’ont aucune vision, aucune liberté de parole, aucun sens du bien commun. Ils sont le plus souvent très éloignés des réalités de la vie quotidienne. Ils sont incapables d’imaginer les solutions pragmatiques et efficaces qui permettraient de répondre aux besoins réels des Français. Au contraire, trop souvent au cours de ces dernières années, ils ont donné aux Français le sentiment qu’ils les méprisaient. Trop souvent, ils nous ont trompés. Trop souvent, ils nous ont mentis. Ce mensonge généralisé a tué la confiance. Aujourd’hui, en France, plus personne n’a confiance en qui que ce soit. Non seulement le gouvernement est profondément déconsidéré, mais l’opposition l’est presque autant. La majorité des Français n’attendent rien d’elle.


Cette crise de régime suscite depuis quelques années une réflexion constitutionnelle. Certains préconisent une sixième République, laquelle ressusciterait en fait la quatrième dont nous savons à quel point elle fut impuissante à apporter des solutions efficaces aux difficultés que connaissait notre pays. Tout se passe comme si nous n’avions le choix qu’entre une république présidentielle et une république d’assemblée. Or il existe une autre voie possible qui pourrait permettre de porter remède à quelques-uns des maux qui minent notre société : la royauté tempérée, c’est-à-dire une royauté soumise au respect de lois fondamentales. Nous ne devrions pas négliger d’explorer cette possibilité.

 

R&N : Qu’est-ce qu’un Roi pourrait apporter à la France ?

Philippe Pichot-Bravard :
1-Le Roi incarne le principe de légitimité sans lequel l’autorité est sans cesse exposée à la discussion, à la contestation. Il incarne le principe d’autorité, dont l’absence se fait cruellement sentir. Il incarne un lien de transcendance sans lequel il n’y a pas d’autorité solide. Les Français doivent pouvoir estimer et respecter leur chef d’État. La détestation et le mépris qui entoure la personne du chef de l’État depuis plus de dix ans est gravement dommageable.


2- Le Roi incarne la continuité de l’État. Les gouvernements passent. Le Roi reste. Songez à la Reine Elizabeth qui règne sur le Royaume-Uni depuis plus de soixante-quatre ans. De par cette continuité, sa vision porte beaucoup plus loin, d’autant plus loin qu’il travaille pour la génération qui lui succédera. La royauté permettrait de s’extraire de l’immédiateté médiatique et d’inscrire l’action politique dans la durée.


3- Le Roi incarne l’unité nationale. Contrairement au président de la République qui est tributaire des forces qui l’ont porté à la magistrature suprême, qui ne représente qu’une minorité de Français, le Roi tient sa couronne de l’application mécanique des lois fondamentales de succession. Il est donc indépendant des forces politiques, médiatiques et financières.

Contrairement au président de la République, il n’est pas l’homme d’un camp mais l’homme de la Nation toute entière. Il est, au-dessus des intérêts particuliers divergents, qu’il peut arbitrer, le garant du bien commun. Il ordonne les intérêts particuliers à la réalisation du bien commun.


4- Le Roi a pour mission de veiller à la préservation de l’indépendance nationale et à la défense vigilante des intérêts de la Nation. On l’a souvent oublié : les lois fondamentales du royaume avaient jadis pour objet principal de garantir l’indépendance de la Couronne, tant à l’égard des puissances extérieures, qu’à l’égard des intérêts particuliers, des grandes féodalités. Les règles de succession, ainsi que le principe d’inaliénabilité du domaine et les libertés de l’Église gallicane, avaient d’abord pour but de garantir cette indépendance. La monarchie est le régime qui permet le mieux à la France de tenir son rang dans le concert des nations et d’y défendre une vision géopolitique propre, conforme à son histoire et à ses intérêts. Songez au surcroît de prestige et de puissance que la Reine d’Angleterre procure au Royaume-Uni en étant placée à la tête du Commonwealth, en coiffant, outre la couronne d’Angleterre et d’Écosse, les couronnes du Canada, d’Australie et de Nouvelle-Zélande  ! Lorsque l’on sait dans quelles conditions les gouvernements successifs ont, depuis 1990, bradé la souveraineté de la France, l’abandonnant à des institutions supranationales, au mépris de la volonté exprimée par le peuple, lorsque l’on réalise la nullité profonde de la politique étrangère menée par la France depuis plusieurs décennies lorsque l’on mesure l’influence exorbitante, destructrice, des grandes puissances financières, véritables nouvelles féodalités, nous ne pouvons que déplorer amèrement que la France n’ait pas à sa tête un homme indépendant, qui ne tienne son pouvoir de personne ici bas, un homme qui soit le gardien vigilant de la souveraineté française, qui puisse faire obstacle aux abandons de souveraineté, un homme qui confierait le soin de nos relations extérieures à des diplomates chevronnés ayant une vision claire des intérêts géopolitiques en présence, la volonté de faire entendre la voix de la France et non d’être les porte-voix d’intérêts allogènes.


5- Le Roi est le garant de la justice. Autrefois, toute la symbolique royale, toutes les institutions monarchiques étaient imprégnées de cette idée. De la justice qu’il servait, le Roi tirait sa légitimité. La justice nourrissait l’amitié qui le liait à ses peuples. La justice fortifiait la paix civile. Elle en était la condition. De ce devoir de justice, est né au XIIIe et au XIVe siècle, notre État de Justice, lointain ancêtre d’un État de Droit qui n’en est que la pâle copie, un État de Droit qui ne permet pas de faire régner la justice dans la société, qui applique des normes formelles sans se soucier de rechercher la solution la plus équitable, un État de Droit qui, par ailleurs, ne permet pas à la société française de se défendre efficacement contre ceux qui lui font la guerre.
La première mission est de faire régner la justice dans la société. Veiller à préserver les principes de la justice, à assurer l’indépendance effective de la magistrature, notamment des juges nommés au sein du conseil constitutionnel, à faire respecter l’autorité du droit naturel afin que la loi soit toujours juste, et non le caprice de majorités de contrebande, placerait le Roi dans la continuité historique de la mission justicière assumée pendant mille ans par ses ancêtres. Ce faisant, la royauté permettrait de couronner la définition de l’État de Droit en lui donnant la consistance qui lui fait encore défaut, tout en le dépouillant des scories idéologiques qui le défigurent et le privent d’efficacité face aux ennemis de la société.


6- La royauté permettrait ainsi de surmonter la crise de confiance qui affaiblit profondément notre pays depuis plusieurs décennies. Pour rétablir la confiance, il n’y a qu’une seule solution : il faut que ceux qui gouvernent s’appliquent, de manière exemplaire à faire régner dans le pays la justice. Seule une royauté statutaire, indépendante, encadrée par le Droit, ordonnée au règne de la justice, peut y parvenir.


Aujourd’hui, les Français, consciemment ou inconsciemment, sont des orphelins de Saint Louis.

 

 

source : le Rouge & le Noir

 

Lire aussi : "la Loi électorale et les deux Chambres", par Antoine Blanc de Saint-Bonnet

Lire aussi : [Dominicains d'Avrillé] L’illusion de la lutte électorale, par Mgr Delassus

Voir aussi : Christophe Buffin de Chosal : "la Démocratie est une imposture"

Lire aussi : Vérités Sociales et Erreurs Démocratiques, par Mgr Delassus

Lire aussi : Charles Maurras à propos de la Démocratie

Lire aussi : Le procès de la Démocratie, par Florian Rouanet

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 18:03
Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Jacques Bompard organise à l'Assemblée Nationale une journée parlementaire sur le thème "La clause de conscience des pharmaciens est-elle utile?"

 

La journée s'organisera autour de la présentation de la proposition de loi de Jacques Bompard et une présentation des ressorts législatifs de cette affaire par Maître Claire de la Hougue. Plus que quelques jours pour s'inscrire !

 

Le 12 octobre, Vie bureau de l’Assemblée Nationale, entrée au 126, rue de l’Université 75007 Paris, Palais Bourbon. 

 

Pour vous inscrire : jbompard@assemblee-nationale.fr avant le 7/10/2016. Merci d’indiquer : NOM, Prénom, date et lieu de naissance.

 

Suites aux pressions exercées par le ministre chargé de la Famille, Madame Laurence Rossignol, l’Ordre des Pharmaciens a renoncé, début septembre, à inscrire une clause de conscience à son code de déontologie. Cet article indiquait que : « le pharmacien [pouvait] refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine ». Reconnaissant que la pilule abortive constitue un acte de mise à son terme de la vie, Madame Rossignol a une fois de plus démontré l’hypocrisie du gouvernement quant à  « l’interruption volontaire de grossesse ».

 

A l’inverse des sages-femmes, des médecins, des auxiliaires de vie, les pharmaciens constituent le seul corps de métier médical à ne pas bénéficier d’une clause de conscience. Et la France est l’un des seuls pays européens à n’en pas disposer.

 

Devant cette criante injustice, le député Jacques Bompard a déposé une proposition de loi, afin d’inscrire au sein du Code de la Santé Publique cette clause de conscience.

 

 

source : le Salon Beige

 

 

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 15:51
François Fillon devant le Consistoire central israélite de France en 2008

François Fillon devant le Consistoire central israélite de France en 2008

Au moins les choses sont désormais claires avec les derniers propos de François Fillon, membre de la secte maçonnique du Bilderberg :

"Je ne reviendrai pas sur la notion de mariage pour tous. Je considère que la société doit reconnaître l'amour homosexuel"

"Jamais je ne reviendrai sur l'avortement parce que la société française est majoritairement favorable à l'avortement et qu'il n'est pas question de revenir dessus".

 

 

source : LCP

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 18:34
Philippe Pichot-Bravard, spécialiste de l’Histoire du droit public et l’Histoire des idées politiques. Enseignant à l’Université de Bretagne occidentale (Brest) et à l’Institut catholique d’études supérieures (ICES, La Roche-sur-Yon)

Philippe Pichot-Bravard, spécialiste de l’Histoire du droit public et l’Histoire des idées politiques. Enseignant à l’Université de Bretagne occidentale (Brest) et à l’Institut catholique d’études supérieures (ICES, La Roche-sur-Yon)

R&N : La France peut-elle espérer de l’élection présidentielle le sursaut national nécessaire à sa survie ?

Philippe Pichot-Bravard : La France entre cet automne dans une nouvelle bataille présidentielle. Il s’agit toujours d’un moment dangereux et coûteux pour notre pays. Il s’agit, pour notre société, d’un poison toxique, d’autant plus nocif qu’il exerce sur les esprits une certaine séduction, réveillant de vieilles passions gauloises : le goût de l’empoignade et de la jactance, l’illusion d’avoir de l’importance en participant à la nomination du chef de l’État. Chaque bataille présidentielle affaiblit un peu plus la société française.

 

R&N : Pourquoi l’élection présidentielle est-elle nocive pour la France ?

Philippe Pichot-Bravard : Elle est un obstacle au bien commun. D’une part, le pays est suspendu au résultat de l’élection, ce qui paralyse l’action. Les décisions importantes sont repoussées ; les investissements majeurs, différés. Ceux qui prétendent nous gouverner se contentent d’expédier les affaires courantes, de crainte qu’une décision impopulaire aliène à leur camp une fraction de l’électorat. Plus que jamais, les déclarations et les actes politiques sont mesurés à l’aune de leur efficacité électorale et non à celle de leur nécessité politique. Ce qui compte, ce n’est pas le bien de la France et des Français, mais le nombre de voix susceptibles d’être gagnées, ou perdues. Dans le même temps, une énergie considérable est dépensée dans la compétition, de haut en bas de la société, énergie qui aurait pu être bien mieux employée, à la vie de famille, au développement d’entreprises, à l’enrichissement de l’esprit, à l’entraide caritative…
D’autre part, les écuries présidentielles s’affrontent férocement, non pas sur des idées et des projets, comme il est dit trop souvent, mais sur des promesses, presque toujours dolosives, sur des slogans racoleurs, sur des postures fugitives qui ne visent qu’à faire exister ceux qui les adoptent (Qu’on se souvienne du grotesque et narcissique « Moi, Président ! »). La foire d’empoigne de la primaire républicaine l’illustre jusqu’à la caricature. Les champions, pour attirer à eux les électeurs, emploient toutes les ressources de la communication, en particulier le mensonge, ou la déformation des faits objectifs. Chaque élection présidentielle divise pendant plusieurs mois le pays en trois, quatre ou cinq camps antagonistes qui s’affrontent sans merci, non pour l’intérêt du pays mais pour l’intérêt du parti et de ceux qui le soutiennent, lesquels espèrent recueillir après la victoire la rétribution de leur engagement.

 

R&N : Peut-on affirmer qu’elle nuit à l’unité des Français ?

Philippe Pichot-Bravard : L’élection présidentielle sème aux quatre coins de la société la discorde ; elle la divise profondément, et durablement ; elle divise même les familles. Pendant plusieurs mois, il n’est plus possible de converser sereinement de quoi que ce soit. Chacun est tenu de prendre parti. L’élection présidentielle s’infiltre partout. La rivalité électorale sépare des hommes qui auraient pu, qui auraient dû, sans cela, travailler ensemble à des projets utiles au bien commun.

 

R&N : La compétition présidentielle permet-elle de réfléchir à l’avenir de notre pays ?

Philippe Pichot-Bravard : L’élection présidentielle est un spectacle de gladiateurs autour duquel tourne toute la vie politique. C’est un jeu ; un jeu particulièrement pervers. Il suffit d’entendre les analystes officiels et les journalistes pour s’en convaincre : ils commentent la partie comme s’il s’agissait d’un championnat de football, prenant part eux-mêmes au jeu par leurs commentaires. Répondre aux difficultés concrètes des Français ne les intéresse pas. Réfléchir à l’avenir de la France ne les intéresse pas. Définir les conditions de la recherche du bien commun ne les intéresse pas. Ce sont là des sujets trop ardus pour leurs petites cervelles asséchées par l’immédiateté médiatique. Ils sont incapables d’y répondre. Seul les intéresse, le spectacle du combat des gladiateurs présidentiels.

 

R&N : Quelles seront les conséquences de cette élection pour notre pays ?

Philippe Pichot-Bravard : À chaque fois, quel que soit le vainqueur, la France est la première perdante ; la France sort un peu plus abîmée de l’épreuve, abîmée par la guerre électorale, abîmée par les mensonges et la tromperie qui l’ont accompagnée. Après chaque élection présidentielle, l’unité du pays est un peu plus fragile, la confiance des gouvernés pour les gouvernants un peu plus faible et donc le pays un peu moins gouvernable qu’il n’était.

 

R&N : Vous remettez en cause l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel…

Philippe Pichot-Bravard : L’élection du chef de l’État au suffrage universel est un mode défectueux qui ne permet pas de porter à la tête de l’État un bon chef d’État. Pourquoi ? Les qualités qui sont nécessaires pour être un bon chef de l’État ne sont pas les mêmes que celles qui permettent d’être élu à la fonction suprême. Ceux qui auraient les qualités nécessaires pour gouverner le pays n’ont pas les qualités pour attirer à eux un grand nombre de suffrages, et ne sont que rarement élus. Résultat : nous avons à la tête de l’État des personnalités qui sont des bons et parfois même de très bons candidats (Giscard en 1974, Chirac en 1995, Sarkozy en 2007), mais qui, très vite, montrent leur insuffisance, et leur incapacité à assumer convenablement la fonction de chef de l’État.
Signe d’une dégradation préoccupante de la situation, en 2012 fut élu un homme qui n’était même pas un bon candidat mais qui avait, aux yeux des Français, la qualité d’être l’adversaire d’un président sortant copieusement détesté en raison de son incapacité à se conduire en chef d’État. L’insuffisance de Nicolas Sarkozy a occulté l’insuffisance de François Hollande. Il est grand temps de sortir d’un système aussi pernicieux, et aussi usé.

 

R&N : L’élection présidentielle n’est-elle pas souvent présentée comme l’occasion de débattre des choix politiques majeurs de notre pays ?

Philippe Pichot-Bravard : Alors que notre pays est confronté à une crise d’une gravité inouïe, que la société française est menacée de disparaître, la compétition présidentielle ne permettra pas de définir ni de préparer les décisions nécessaires au relèvement de la France. Bien entendu, hommes politiques et journalistes n’auront à la bouche que l’expression de « débat démocratique ». C’est là une tromperie. Le mot « débat » désigne ici un exercice purement rhétorique de compétition verbale, un enchaînement de postures sophistiques destinées à gagner des suffrages, et non une réflexion véritable nourrie par une analyse de la réalité, une vision du monde et un souci de rechercher le bien commun. Il n’y aura pas de vrai débat. Il ne peut pas y en avoir. L’emprise de la pensée unique qui enferme la parole, et la pensée elle-même, dans un petit enclos d’opinions autorisées, chaque année un peu plus resserré, interdit qu’il puisse y en avoir un sur toutes les questions essentielles.

 

source : Le Rouge & Le Noir

 

Lire aussi : "la Loi électorale et les deux Chambres", par Antoine Blanc de Saint-Bonnet

Lire aussi : [Dominicains d'Avrillé] L’illusion de la lutte électorale, par Mgr Delassus

Voir aussi : Christophe Buffin de Chosal : "la Démocratie est une imposture"

Lire aussi : Vérités Sociales et Erreurs Démocratiques, par Mgr Delassus

Lire aussi : Charles Maurras à propos de la Démocratie

Lire aussi : Le procès de la Démocratie, par Florian Rouanet

 

 

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 17:18
Hongrie : le lobby juif cosmopolite se mobilise en faveur de l'immigration

Durant la campagne précédent le référendum organisé en Hongrie au sujet des quotas d’immigrés imposés par l’Union européenne, le gouvernement de Viktor Orban faisant campagne contre l’immigration a dû faire face à une campagne hostile organisée par Mazsihisz, la plus importante organisation juive de Hongrie.

 

Mazsihisz, équivalent du CRIF, fait de la propagande pour accepter l’immigration en utilisant systématiquement l’analogie avec l’Allemagne hitlérienne. Pour le président de l’organisation juive, András Heisler, le discours de Viktor Orban contre l’immigration rappelle « l’expérience historique des juifs » et pourrait s’étendre aux différentes «minorités telles que les Roms ou les homosexuels.

»

 

Le rabbin Zoltán Radnóti, proche du Mazsihisz, a renchéri en prétendant que « l’Europe post-holocauste devrait considérer comme une évidence de permettre à ceux qui veulent fuir de pouvoir le faire ».

 

Diana Groo, réalisatrice de films, de confession juive, s’est également impliquée en affirmant que la campagne gouvernementale lui rappelait beaucoup « la propagande nazie des années 1930».

 

 

source : Medias Presse Info

 

Lire aussi : Qui sont les cosmopolites ?

Lire aussi : la Commission Européenne réunit les sectes maçonniques pour parler immigration

Lire aussi : le milliardaire juif américain Georges Soros veut que l'UE accueille 500000 immigrés supplémentaires / ans en faisant payé 30 Milliards d'euros / ans aux contribuables européens

Voir aussi : Immigration : Zemmour VS Cohn-Bendit : "Le chantage à l'extermination des juifs... c'est du sentimentalisme à deux balles"

Lire aussi : Brexit : les rabbins appellent à prendre des mesures contre toute sorties supplémentaires de l'UE

 
 

 

 

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 16:48
le Sénat vote une loi pour persécuter les écoles hors-contrat et les parents qui veulent y inscrire leurs enfants

Les sénateurs ont renforcé les conditions d’ouverture, les contrôles de l’Éducation nationale et les sanctions susceptibles de s’appliquer aux chefs d’établissement des écoles hors-contrat.

Un article a également été adopté instaurant un contrôle à domicile dans le cas de l’instruction en famille sauf décision contraire de l’administration.

 

Ces dispositions sont intégrées dans le projet "Égalité et Citoyenneté" actuellement examiné en première lecture au Sénat. Dans le cadre de la procédure législative accélérée, ce texte sera ensuite étudié en commission mixte paritaire.

 

  • contrôle annuel des écoles hors contrat

L’inspection annuelle des classes hors contrat va devenir obligatoire. Il est également ajouté :

"S’il apparaît à l’occasion de ce contrôle que l’enseignement dispensé est contraire à la moralité ou aux lois, que des activités menées au sein de l’établissement sont de nature à troubler l’ordre public ou en cas de refus de ce contrôle, l’autorité de l’État compétente en matière d’éducation en informe le représentant de l’État dans le département et le procureur de la République."

  • persécution contre les parents d'élèves des écoles hors-contrat

"Par ailleurs, les parents d’élèves scolarisés dans un établissement qui ne satisferait pas aux critères de l’Éducation nationale peuvent être mis en demeure d’inscrire leur enfant dans un autre établissement, "dans les quinze jours suivant la notification".

 

source : le Salon Beige

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 14:18
Auschwitz ou Planning Familial : la loi est la même

Auschwitz ou Planning Familial : la loi est la même

La chroniqueuse Rebecca Davis, « spécialiste du mariage et de la sexualité chez les religions » du Département d’Histoire de l’Université de Yale, a publié une recherche très complète sur le site web de la Jewish Women’s Archives intitulée : American Birth Control Movement.

 

Le texte que nous avons traduit pour vous, de sources juives, explique comment un réseau de militantes juives féministes immigrées d’Europe ont organisé la propagande pro-contrôle des naissances et les premières cliniques d’avortement dans l’Amérique des années 1900 à 1945.

 

Des femmes juives issues d’un éventail de milieux sociaux et économiques ont trouvé une cause politique commune au sein du mouvement de contrôle des naissances en Amérique et ont profondément affecté ses succès au début du XXe siècle.

 

Des femmes juives radicales et socialistes ont distribué de l’information sur le contrôle des naissances, au mépris des lois anti-obscénité. Les femmes de la classe moyenne ont établi, pour celles de la classe ouvrière, des cliniques et ont fait pression pour renverser les lois anti-obscénité fédérales et étatiques connues comme les lois Comstock, qui restreignaient la publication, la distribution, et même la discussion autour du matériel de propagande que le gouvernement jugeait obscène. Les femmes professionnelles se sont affiliées au mouvement en tant que gynécologues et travailleuses sociales; et les femmes pauvres ont cherché avec enthousiasme les services peu coûteux des cliniques de contrôle des naissances.

 

Cet article retrace l’activisme de base et l’organisation des femmes juives dans le mouvement de contrôle des naissances américain au cours de ses années de formation, de 1900 à 1945.


Les femmes juives en Europe et aux États-Unis se sont révélées être particulièrement engagées à réduire leurs taux de fécondité bien avant le début du mouvement américain de contrôle des naissances au début du XXe siècle. En utilisant les méthodes de contraception disponibles et en procédant à des avortements à des taux qui dépassaient de loin les autres groupes religieux ou ethniques, les juifs d’Europe centrale et de l’Ouest ont atteint une baisse rapide des taux de fécondité vers la fin du XIXe siècle et finirent bientôt par contrôler leur fertilité plus efficacement que les non-juifs. L’arrivée aux États-Unis des Juifs d’Europe de l’Est, dont les taux de fécondité allaient encore diminuer, a suscité un intérêt considérable parmi les réformateurs des soins de santé. Bien que les familles juives d’Europe orientale fussent généralement assez grandes à leur arrivée aux États-Unis et dans la première génération, les études des taux de fécondité selon l’appartenance ethnique ou religieuse dans les années 1930 ont démontré que les Juifs américains, y compris ceux de première ou de deuxième génération, recherchaient avidement les services du contrôle des naissances afin de limiter leur taux de fécondité relativement élevé.

 

L’engagement des femmes juives dans la cause de contrôle des naissances a eu des conséquences dramatiques: bien que les Juifs de New York aient eu le plus grand nombre d’enfants par mariage parmi tous les groupes d’immigrants en 1915, les taux de fécondité juifs étaient comparables à la moyenne nationale au début des années 1930.

 

Les femmes juives militantes furent parmi les premières aux États unis à mettre la nécessité du choix en matière de reproduction des femmes à l’attention du public. Des radicales comme Emma Goldman et Rose Pastor Stokes ont donné des conférences sur l’importance de la contraception et ont protesté contre les lois Comstock et contre les lois anti-obscénité en général. Née en Russie dans une famille juive traditionnelle, Emma Goldman est devenue l’une des chefs radicales les plus controversées de l’Amérique et l’une des premières défenderesses de la contraception. En 1900, quatorze ans avant la fondation de la première clinique de contrôle des naissances de Margaret Sanger, elle a commencé à inclure l’importance de la contraception parmi ses sujets de conférences. Affiliée à Margaret Sanger (1879-1966), membre de la secte maçonnique du Ku-Klux-Klan (KKK), via les cercles socialistes, Goldman a défendu la distribution que Sanger faisait de sa propagande de contrôle des naissances et a commencé une tournée nationale de conférences en 1914 sur l’importance de la contraception légale.

 

Goldman a estimé qu’il était particulièrement important pour elle de faire la leçon sur le contrôle des naissances dans ses « réunions yiddish », « parce que les femmes de l’ East Side sont celles qui ont le plus besoin de ces informations. »

 

Comme la plupart des militants radicaux contemporains, Goldman a soutenu une thèse eugéniste pro-contrôle des naissances: moins d’enfants, en meilleure santé créeraient une race humaine plus saine.

 

Avec Ben Reitman (1880-1942), son camarade et amant, elle a publié une brochure de quatre pages, « Pourquoi et comment les pauvres ne devraient pas avoir beaucoup d’enfants», qui comprenait des informations sur les préservatifs, diaphragmes, suppositoires et douches. Goldman a risqué d’être arrêtée à plusieurs reprises en vertu des lois anti-obscénité, et elle a finalement rompu son alliance avec Sanger qui ne soutenait pas les tactiques radicales de l’anarchiste.


Rose Pastor Stokes a commencé son implication pour la cause du contrôle des naissances en distribuant des tracts sur les avantages de la contraception lors d’une manifestation contre l’arrestation de Goldman. Stokes avait passé de la pauvreté, en tant qu’immigrante d’Europe de l’Est travaillant dans une usine de cigares de Cleveland, à journaliste new-yorkaise qui a fait la première page elle-même quand elle a épousé le millionnaire socialiste JG Phelps Stokes. En 1915, Pastor Stokes est devenu la secrétaire des finances de la National Birth Control League (NBCL), un organisme voué à la légalisation de la publication et distribution de propagande pro-contrôle des naissances en abrogeant les lois anti-obscénité. Pastor Stokes ne s’est pas limité à cette approche législative et bientôt elle a rejoint une variété d’organismes de contrôle des naissances.


Les femmes immigrantes juives et leurs enfants de la première génération se sont informés sur le contrôle des naissances via la presse juive. Plusieurs des brochures de Sanger sur le contrôle de naissance ont été traduites en yiddish et en polonais, mais elle n’a pas été la seule source d’informations sur le contrôle des naissances pour les juifs immigrés aux États-Unis. Ben-Zion Liber a écrit et publié le magazine Unser Gesund, «Notre santé » qui avait déjà quatre mille abonnés à sa première année de publication ; « Un mensuel juif pour éclaircir les questions de santé ». Il publiait, entre autres, des nouvelles du mouvement pro-contrôle des naissances et des batailles législatives et judiciaires de Sanger. Un numéro comprenait «La vérité sur la sexualité», une brochure illustrée. Son livre sur la sexualité, Dos geshlekhts lebn, a été édité 4 fois en 1914, 1918, 1919 et 1927.


La chronique hebdomadaire « la page des femmes » dans le Jewish Daily Forward, publiait un forum sur l’éducation et le débat autour du contrôle des naissances. Le Forward avait un tirage quotidien de deux cents milles en 1919, ce qui en faisait le premier journal en yiddish au monde et « la voix d’une culture yiddish gauchiste de la classe ouvrière dynamique. » La « chronique conseil » offrait des conseils aux mères et aux épouses qui, souvent, écrivaient à propos de leurs angoisses ou de leurs dilemmes liés au sexe et à la taille de leur famille. Les chroniqueurs insistaient sur le fait que la limitation de la taille d’une famille permettrait d’améliorer la «qualité de vie pour les mères» et aiderait à créer la famille socialiste idéale.
Les organismes de femmes juives de la classe moyenne offraient de nombreuses opportunités de militer pour la cause du contrôle des naissances et pour aider les femmes moins nanties à avoir accès aux contraceptifs, aux avortements et à divers types de médecine reproductive.
Le Brooklyn National Council of Jewish Women (NCJW) a lancé la création de cliniques de contrôle des naissances, habituellement appelées « bureaux de santé de la mère », pendant les années 1920 et 1930. Les soins axés sur la famille ont toujours été au cœur des efforts de la NCJW. Soulignant le rôle de la femme dans sa maison et avec sa famille, le Conseil a apporté ses objectifs et les valeurs institutionnelles au mouvement de contrôle des naissances.


En 1932, le Brooklyn NCJW a annoncé l’ouverture d’un centre de santé maternelle. Pendant les années 1930, le Brooklyn National Council of Jewish Women a fourni des fonds et des bénévoles pour le centre, qui s’est progressivement élargi pour inclure trois cliniques. À l’automne de 1946, la Clinique de santé des mères de Brooklyn liait ses services avec Planned Parenthood du comté de Kings et en 1947, la clinique traitait trois mille cinq cents cas. En 1955, la Section de Brooklyn a donné la pleine responsabilité de la clinique à un comité de Planned Parenthood nouvellement formé à Brooklyn.


La section new-yorkaise de la NCJW a ouvert un Bureau de la santé de la mère à sa Maison du Conseil dans le Bronx en 1930 ou 1931. Au cours de ses premières années de fonctionnement, le NCJW a lutté pour fournir le personnel et l’équipement, puisque les médecins, infirmières et bénévoles avaient à gérer un déluge de clients. Affiliée à l’American Birth Control League de Sanger, la clinique du Bronx traitait environ cinq cents patients en 1935.


Les organisations de femmes juives du Midwest ont également fondé des cliniques. La section de Detroit de la NCJW ouvrait sa Clinique de santé de la mère en 1926 ou 1927; la première clinique de contrôle des naissances entre New York et Chicago. La Chicago Women’s Aid (CWA) débutait en 1882 en tant que Young Ladies Aid Society pour aider les immigrants russes et était composé essentiellement de juives tout au long de son existence. La CWA a ouvert une clinique de contrôle des naissances en 1923 et maintenait des liens avec Planned Parenthood de 1928 à 1947. 

 

Ce ne sont pas toutes les femmes juives qui ont participé au mouvement pro-contrôle des naissances via les agences juives comme la NCJW. Actives dans une variété de mouvements juifs, féministes, interraciaux et sionistes, Gertrude Weil de Goldsboro, en Caroline du Nord, a rejoint le mouvement pro-contrôle des naissances en tant que lobbyiste. Elle a fait des pressions au Congrès au moyen de campagnes législatives pour supprimer les sanctions pénales liées à l’importation de dispositifs de contrôle des naissances et de matériel de propagande pro-contrôle des naissances par le Service postal des États-Unis. Elle a soutenu Planned Parenthood financièrement tout au long de sa vie.


Comme beaucoup de ses pairs, l’intérêt de Weil dans le contrôle des naissances inclut un biais eugénique. Durant la Grande Dépression, de nombreux membres de la classe moyenne ont observé l’augmentation de la population parmi les immigrants pauvres avec appréhension. «  Des médecins informés sur le contrôle des naissances, écrivait-elle à Margaret Sanger en 1932, apprécieraient l’importance de contrôler la reproduction des familles inaptes.» Entre 1935 et 1942, Weil a siégé au conseil d’administration de la Maternal Health League de la Caroline du Nord, qui cherchait à « faire quelque chose » à propos du taux de natalité et du taux de mortalité maternelle et infantile parmi les familles démunies. Pour les femmes de la classe moyenne qui ont soutenu le mouvement de contrôle des naissances, la contraception était un moyen d’apaiser leurs inquiétudes sociales tout en promouvant leurs propres intérêts en tant que femmes.


Enfin, l’activisme des femmes juives dans le mouvement pro-contrôle des naissances américain comprenait aussi une étroite association avec Margaret Sanger et d’autres organisations. Deux des premiers assistants de Sanger, Anna Lifschiz (1900 -?) et Fania Mindell (1891-1969), étaient des immigrantes juives d’Europe de l’Est. Lifschiz a travaillé comme secrétaire de Sanger entre 1916 et le début des années 1920. Mindell, une immigrante russe qui a été formée aux États-Unis en tant que travailleuse sociale, a aidé Sanger à mettre en place la clinique Brownsville à Brooklyn, à administrer la clinique au cours de sa première semaine d’exploitation et à faire de la lecture de propagande pro-contrôle des naissances en yiddish à leurs nombreux clients juifs . Lorsque les policiers ont fermé la clinique pour cause d’obscénité une semaine plus tard, Mindell a été arrêtée, un juge a réduit sa condamnation en appel, la condamnant seulement à une amende de cinquante dollars.


Des femmes juives ont servi à titre d’administratrices et de personnel au Birth Control Clinical Research Bureau (BCCRB), appelé plus tard Margaret Sanger Bureau, qui ouvrait ses portes à New York en 1923. Un vide juridique a permis aux médecins de prescrire le contrôle des naissances si cela semblait «médicalement nécessaire », ou si l’état physiologique de la patiente rendait la grossesse dangereuse. Dre Hannah Meyer Stone, la fille d’un immigrant juif d’Europe orientale, est devenue directrice de la BCCRB en 1927. Stone a modifié la liste des indications médicales de la clinique pour y inclure « le désir de l’espacement des naissances » et « les facteurs psychologiques ». Plus de cinq mille femmes ont reçu un traitement à la clinique en 1929, incluant les visites de suivi pour des examens et du matériel contraceptif, « ce qui équivaut à la clientèle de toutes les autres cliniques de contrôle des naissances combinées. » Stone gardait la clinique ouverte cinq jours par semaine, avec des sessions de soirée pour les femmes qui travaillaient et des séances éducatives spéciales qui expliquaient à des centaines de médecins comment installer des diaphragmes. Douze médecins travaillaient à temps partiel pour elle, en plus des infirmières, du personnel, des administrateurs, des bénévoles et des travailleurs sociaux sur le terrain, dont elle avait besoin pour tenir des registres détaillés et pour faire le suivi des patientes. Lena Levine, une fille d’immigrants en provenance de Vilna, en Lituanie, a dirigé la clinique depuis plusieurs années, a aidé Sanger dans la fondation de Planned Parenthood en 1948, et est devenue la secrétaire médicale d’International Planned Parenthood. Levine a également participé à l’écriture de livres donnant des conseils sexuels et médicaux. Des femmes médecins juives ont dirigé des cliniques de contrôle des naissances dans tout le pays, Rachelle Slobodinsky Yarros (de 1869 à 1946), MD, à Chicago; Bessie Moïse, M.D., à Baltimore; Sarah Marcus (1894-1985), M.D., à Cleveland; et Nadina Rinstein Kavinoky (1888-?), MD, à Los Angeles. Pour toutes ces femmes, travailler dans une clinique de contrôle des naissances a apporté la reconnaissance professionnelle et la responsabilité dans le monde de la médecine dominé par les hommes et les hôpitaux politiques universitaires.

 

Liaisons entre la secte judéo-maçonnique du B'nai B'rith et la secte maçonnique du Ku-Klux-Klan (KKK)

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 17:51
Auschwitz ou Planning Familial : la loi est la même

Auschwitz ou Planning Familial : la loi est la même

Bruno Le Roux, président des députés socialistes, a signalé que son groupe allait déposer « très rapidement » une proposition de loi « afin d’élargir le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse aux sites internet de ‘désinformation’ sur l’avortement ». Il recommande « un examen de la future proposition de loi en procédure accélérée ».

 

Cette annonce fait suite au refus par la commission du Sénat d’un amendement du gouvernement visant le même objectif. Il ne sera pas possible au gouvernement de réintroduire cette disposition lors d’une prochaine lecture du texte égalité citoyenneté à l’Assemblée, c’est pourquoi les députés PS passent par une proposition de loi distincte.

 

 

source : Genethique.org

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 16:11
Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

 

source : Assemblée Nationale

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"Que toute personne soit soumise aux autorités supérieur; car il n'y a point d'autorité qui ne viennent de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi qui s'oppose à l'autorité, résiste à l'ordre que Dieu  a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes" (Romains 13:1)

"Il n'y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile, je remplirai le nombre de tes jours" (Exode 23:26)

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« Voter socialiste, c'est voter contre Dieu. Le programme socialiste fait frémir les enfants » (Monseigneur Lefebvre)

A propos de Pinochet « Dès qu'un homme se lève pour sauver son pays du communisme et qu'il rétablit l'ordre chrétien, on fait tout pour le discréditer. Il n'y a pas un pays où l'on puisse circuler aussi librement qu'au Chili. » (Monseigneur Lefebvre)

"Le mythe tant caressé de l'égalité ne serait pas autre chose, en fait, qu'un nivellement absolu de tous les hommes dans une commune misère et dans une commune médiocrité." (pape Léon XIII)

"Face à la colonisation islamique de la France, je crois que la laïcité est un bouclier en carton pâte, et j'irai même plus loin, je pense que la laïcité est le cheval de Troie de l'islamisation. C'est donc par l'affirmation de l'identité française, de la culture française, et du lien entre la France et son héritage chrétien, que nous pourrons répondre au défi de cette islamisation galopante." (Carl Lang)

"Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur" (Mussolini)

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" On ne peut dialoguer ni avec les francs-maçons, ni avec les communistes, car on ne dialogue pas avec le diable ! " (Monseigneur Lefebvre)

" Votre innovation du PaCS, c’est tout simplement le retour à la barbarie. Vous vous inscrivez dans la suite de ceux qui, pour saper la société, ont commencé par saper la famille. La loi la mieux établie de notre vieille civilisation, vous vous apprêtez à la violenter ! Vous touchez là aux fondements de la société ! Mais un jour les victimes se lèveront et se tourneront vers vous en vous disant, une expression terrible : vous êtes le socialisme démolisseur ! " (Philippe de Villiers)

"Il n'y a pas de contraception d'urgence, cela n'existe pas." (...) vous substituez à un principe de précaution un principe de destruction en lançant une véritable guerre chimique contre l'enfant à naître" (Philippe de Villiers)

"On ne peut pas ignorer que le seul fait tangible repérable, permettant de déterminer le commencement de la vie humaine correspond à sa conception. Notre législation ne reconnaît pas l'avortement comme un droit des femmes." (Philippe de Villiers)

" La protection de la vie des sans-voix plutôt que l’eugénisme et l’avortement, la protection de la vie des malades plutôt que la seringue empoisonnée de l’euthanasie " (Philippe de Villiers)


"Tout le régime d'enseignement désigné sous le nom de laïcité représente un système complet d'embrigadement et de domestication des intelligences et des consciences populaires." (Charles Maurras)

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