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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 18:29
le gouvernement souhaite faciliter l'accès à l'emploi pour les migrants

« Il faut dynamiser l'accès à l'emploi et à la langue », préconise Raphël Sodini, directeur de l'asile au Ministère de l'Intérieur.

 

Pour cela, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a réformé le Contrat d'intégration républicaine (CIR) en 2016 afin de mieux transmettre à Pôle Emploi les informations recueillies auprès des migrants.  En 2016, environ 26.000 titres de séjours ont été délivrés à des adultes. Un chiffre qui s'élèvera à 45.000 en 2017, adultes et enfants confondus, selon le ministère.

 

Après le logement des migrants, les pouvoirs publics s'attachent désormais à faciliter leur accès au marché du travail.

 

Le premier dispositif national pour l'emploi des réfugiés a été lancé en mai dernier, en partenariat avec plusieurs entreprises françaises. Un échantillon de 1.000 personnes va suivre une formation de quatre mois, avant de pouvoir décrocher un contrat professionnel et exercer un métier, notamment dans le secteur de la construction. En phase d'essai, ce plan d'accès à l'emploi « pourra être généralisé ».

 

Des initiatives se multiplient comme par exemple la plate-forme sur internet de l'association « Action Emploi Réfugiés », fondée en juin 2016.

 

Le site met en relation migrants et entreprises à travers plusieurs centaines d'offres d'emploi dans les secteurs du commerce, de la restauration et des services à la personne

 

Avec plus de 150 offres pourvues sur la plate-forme et une hausse des demandes de la part des migrants et des entreprises, l'association envisage de développer « un outil utilisable à plus grande échelle », en conservant un « accompagnement personnalisé ».

 

Immigration : Syndicats et grand patronat, main dans la main :

 

"Au-delà du devoir moral qui est le nôtre d'accueillir les réfugiés, il y a des chefs d'entreprises qui peuvent avoir des demandes spécifiques ou des opportunités d'emplois pour ces personnes... Parmi les réfugiés, beaucoup sont de la classe moyenne, parlent très bien l'anglais et peuvent représenter une richesse pour nos entreprises" dixit Thibault Lanxade, vice-président du Medef. (source : Le Parisien - sept. 2015)

 

"Les migrations migrations apparaissent toujours comme des charges, mais en réalité elles sont productrices de richesse. Ces gens ne vont pas se précipiter pour prendre l'emploi des Français, c'est faux" dixit Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT (source : Le Parisien - sept. 2015)

 

source : les Echos

 

Lire aussi : Emmanuel Macron et la banque Rothschild lance un programme pour favoriser l'emploi des jeunes d'origines immigrées

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 16:29
bail in /BRRD : l'économiste Olivier Delamarche à propos de la directive européenne pour exproprier les comptes bancaires

 

Lire aussi : [SputnikNews] les vrais raisons de la guerre de l'UE contre l'argent liquide

Lire aussi : la Commission Européenne somme la France de mettre en oeuvre la directive "BRRD" d'expropriation des comptes bancaires

Lire aussi : bail in / BRRD : la protection des 100.000 euros vient officiellement de se volatiliser

Lire aussi : BRRD : le "bail-in", plan de ponction des comptes bancaires pour renflouer les banques de Chypre n’a pas été un évènement soudain

Lire aussi : Les banques veulent taxer les gros épargnants

Lire aussi : Jacques Bompard : "À partir de 2016, l'Union européenne entérinera la participation des épargnants au renflouement des banques en cas de crise grave"

Voir aussi : Nigel Farage (UKIP) : "Retirez votre argent pendant qu'il est encore temps !!!"

Lire aussi : Dès 2016, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants pour se renflouer

Lire aussi : Pour l'année 2018, la Commission Européenne prépare un projet de restriction massive de l'argent liquide

Lire aussi : sous le prétexte fallacieux de "lutte contre le terrorisme", le gouvernement veut limiter l'usage des cartes bancaires prépayées

Lire aussi : à propos des taux négatifs de la BCE, de la taxation des dépôts et de la suppression de l'argent liquide

Lire aussi :

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 14:02
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:21
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 16:17
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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 18:44
Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Comme Emmanuel Macron, le programme des retraites du président séduit car il se prône égalitaire et prétend innover. « Puisqu’il faut que tout change pour que rien ne change », puisqu’il faut un nouveau système pour que les retraités continuent à endurer patiemment de nouvelles iniquités, voyons comment Emmanuel Macron et son gouvernement s’apprêtent à donner le coup de grâce aux 16 millions de retraités avec un grand sourire.

 

Pourquoi craindre les rafales de réformes qui s’apprêtent à ébranler plus encore les retraites des Français début 2018 ?

 

La Contribution Sociale Généralisée (CSG) rapporte actuellement 20 milliards d’euros de plus que l’impôt sur le revenu à l’Etat. Parce qu’elle s’applique à tous, parce qu’elle ne connaît pas d’exception, parce que son taux de 7,5% est unique, elle est un levier rapide et efficace pour renflouer les caisses de l’Etat. Emmanuel Macron a annoncé sa volonté d’augmenter la CSG pour taxer, entre autres, les retraités de 8,3 % sur leurs revenus. Alors qu’un retraité touche en moyenne 1322 euros brut en 2016, cette nouvelle augmentation de la CSG toucherait 60 % des retraités et les mettrait plus encore à genoux.

 

Un système de retraite à point n’est ni plus ni moins que de la poudre jetée aux yeux des contribuables. La réforme des retraites annoncée par le nouveau président de la République voudrait que chaque euro cotisé donne droit à la même retraite quel que soit le métier du retraité, qu’il soit fonctionnaire ou salarié du privé. « La même retraite pour tous » serait donc le nouveau slogan de celui qui confond sans rougir, d’une pensée presque communiste, équité et égalité. Comme rappelé à la réalité, celui qui n’était encore que candidat à la présidentielle nuançait tout de même son propos : « les règles de base seront les mêmes pour tous, mais les taux de cotisation ou les conditions d’âge pourront différer, en raison notamment des caractéristiques des métiers ». Le système dit « Universel » ne l’est déjà plus … Que restera-t-il du reste de ses promesses ?

 

Pour des raisons démographiques, le nombre de retraités dans la population va continuer à augmenter sensiblement alors que la richesse monétaire qui leur reviendra baissera : de 14,2 % du PIB en 2014 à 12,8 % en 2060. Avec un déficit budgétaire de 69 milliards d’euros en 2016, comment Emmanuel Macron compte-t-il financer ces nouveaux retraités si ce n’est pas de nouveaux impôts, dont on sait combien les précédents présidents en ont été férus : ces derniers ont augmenté de plus de 20% sous les quinquennats de François Hollande et Nicolas Sarkozy. D’ailleurs le nouveau Président des Français l’a annoncé dans son programme : « la solidarité nationale aidera ceux qui en ont besoin ».


Les retraités ne seront donc pas les seuls à être affectés à court terme par cette réforme puisque les Français devront une nouvelle fois payer pour les extravagantes réformes d’apparat d’un jeune président qui fait de son absence d’expérience politique une qualité nécessaire pour bien gouverner…

 

source : Jacques Bompard

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 16:56
Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Dans un contexte politique chargé, le progrès des finances publiques, le chiffre de la dette ou celui de la croissance est de grande importance. Cependant, il faut savoir lire entre les lignes lorsque des chiffres sont apportés par des politiques qui défendent un bilan. La Cour des Comptes n’avait accepté qu’avec réticence le budget 2017 ; elle a rendu le 31 mai 2017 un rapport de gestion assez éloquent sur la politique budgétaire du dernier quinquennat.

 

«  Derrière des résultats apparemment satisfaisants, la dynamique réelle des dépenses de l’État est restée forte en 2016 ». Cette phrase, issue du rapport, résume bien la réalité de la situation mais la Cour remet pourtant en cause les choix politiques et les dissimulations exercés par l’administration Hollande.

 

Quand Hollande dissimule les vrais résultats de sa gestion par des moyens contestables …

 

            En regard des chiffres des dépenses relativement aux crédits de la Loi de finance initiale (LFI) de 2016, l’administration a semble-t-il moins dépensé, conférant une impression d’économies saine. Mais dans ce calcul des dépenses, ne rentre pas en compte ce qui passe par la charge de la dette. La dette a augmenté de 45 milliards d’€ en 2016 et atteint donc 1621 milliards d’€. Par des moyens budgétaires détournés, le gouvernement a pu dissimuler ces dépenses excessives en les faisant reposer sur la dette.

 

La Cour explique ainsi que « c’est la sous-exécution massive des crédits de la charge de la dette (- 3 Md€) qui permet aux dépenses nettes du budget général (308,3 Md€, hors recapitalisation de l’AFD de rester en 2016 globalement dans les limites de la LFI (309,7 Md€) […] Les contournements de la charte de budgétisation permettent ainsi de fausser le calcul de l’évolution des dépenses de l’État à périmètre constant […] » Les contournements de la charte de budgétisation identifiés par la Cour ont été légèrement plus nombreux en 2016 qu’en 2015 (25 au lieu de 21), mais ils représentent un montant un peu moins élevé : 2,2 Md€ contre 3,0 Md€. Ils portent principalement sur les missions du budget général (1,9 Md€), mais aussi sur les PSR au profit des collectivités territoriales (0,3 Md€). 

 

Quels sont les vrais résultats ? Les vrais résultats de la gestion Hollande se résument par une augmentation de 2% de la dépense publique de 2015 à 2016 toujours selon le chiffre de la cour de comptes.

 

… alors que la situation était des plus favorables

Ces mauvais chiffres ont été le résultat d’une politique budgétaire qui disposait d’un contexte très favorable du fait de la conjoncture économique mondiale, encouragée par un prix du pétrole très bas et des taux d’intérêts négatifs. D’autant plus que notre dette arrive à son terme et qu’il va falloir la refinancer. La Cour des Comptes parle d’une « occasion manquée. »

 

Une situation qui ne s’annonce pas enviable pour son successeur

La Cour se montre particulièrement dubitative quant à l’avenir. « L’exercice 2016 se caractérise par l’émergence de facteurs d’accélération durable de la dépense, qui sont susceptibles de compromettre à court et à moyen terme le retour à l’équilibre des comptes. (…) Les incertitudes sur le budget de l’Etat sont renforcées »

 

             De plus la conjoncture économique est plus difficile que sous le quinquennat de François Hollande. La période est plutôt à l’inflation, les prix des matières premières sont à la hausse et les taux d’intérêts remontent peu à peu depuis la fin 2015.

 

Cour du baril de Brent (Octobre 2016)

p

            La Cour déplore l’écartement croissant des objectifs de la LOLF de 2001 que sont la transparence, la responsabilisation des décideurs et l’amélioration de la mesure des résultats de la gestion publique.

 

            En somme, le gouvernement a manqué ses objectifs malgré des conditions extrêmement favorables et camoufle cela, à des fins politiques, par des moyens détournés illégaux au vue de la loi relative aux lois de finance de 2001.

 

source : Ligue du Sud / Jacques Bompard

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 16:57
Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Jacques Bompard : l'immobilisme d'En Marche sur l'emploi

 

source : Ligue du Sud / Jacques Bompard

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 19:56
S.A.R Henri V, Comte de Chambord

S.A.R Henri V, Comte de Chambord

Préface : Depuis 1791 et la loi Le Chapelier qui abolissait les corporations et le droit d’association, les ouvriers exploités par la bourgeoisie révolutionnaire, étaient plongés dans la misère la plus épouvantable. En dehors des œuvres caritatives chrétiennes, personne ne se souciait du sort de ces malheureux. Le souci permanent de Henri V pour les plus pauvres, souci traduit notamment dans cette lettre sur les ouvriers, suscitera la vocation de plusieurs catholiques sociaux (comme La Tour du Pin et Albert de Mun) lesquels furent à l’origine de ce que l’on appellera plus tard la doctrine sociale de l’Église.

 

Lettre de S.A.R Henri V, Comte de Chambord aux ouvriers (20/04/1865) :

 

"L’opinion publique a le pressentiment d’une crise prochaine. Les ouvriers le partagent, et l’expression de leurs vœux après l’exposition de Londres suffit pour nous en convaincre.
Il m’a donc semblé que le moment était venu de leur montrer que nous nous occupons de leurs intérêts, que nous connaissons leurs besoins, et que nous avons à cœur d’améliorer, autant qu’il est en nous, leur situation.
En conséquence, j’ai pensé qu’il était utile d’appeler l’attention et la sollicitude de nos amis sur cette grave question.

 

Essayons ici, après avoir signalé le mal, d’en indiquer le remède.

 

La royauté a toujours été la patronne des classes ouvrières. Les établissements de saint Louis, les règlements des métiers, le système des corporations, en sont des preuves manifestes. C’est sous cette égide que l’industrie française a grandi, et qu’elle est parvenue à un degré de prospérité et de juste renommée qui, en 1789, ne l’a laissée inférieure à aucune autre.

 

Qu’avec le temps, et à la longue, les institutions aient dégénéré ; que des abus s’y soient introduits, c’est ce que personne ne conteste.
Louis XVI, un de nos rois qui ont le plus aimé le peuple, avait porté ses vues sur les améliorations nécessaires ; mais les économistes qu’il consulta servirent mal ses paternelles intentions, et tous leurs plans échouèrent.

 

L’Assemblée constituante ne se contenta pas, ainsi que l’avaient demandé les cahiers, de donner plus de liberté à l’industrie, au commerce et au travail ; elle renversa toutes les barrières, et au lieu de dégager les associations des entraves qui les gênaient, elle prohiba jusqu’au droit de réunion et à la faculté de concert et d’en-tente. Les jurandes et les maîtrises disparurent. La liberté du travail fut proclamée, mais la liberté d’association fut détruite du même coup.

 

De là cet individualisme dont l’ouvrier est encore aujourd’hui la victime. Condamné à être seul, la loi le frappe s’il veut s’entendre avec ses compagnons, s’il veut former pour se défendre, pour se protéger, pour se faire représenter, une de ces unions qui sont de droit naturel, que commande la force des choses, et que la société devrait encourager en les réglant.

 

Aussi cet isolement contre nature n’a pu durer. Malgré les lois, des associations, des compagnonnages, des corporations, se sont ou rétablies ou maintenues. On les a poursuivies, on n’a pu les anéantir. On n’a réussi qu’à les forcer de se réfugier dans l’ombre du mystère, et l’individualisme proscrit a produit les sociétés secrètes, double péril dont soixante ans d’expérience ont révélé toute l’étendue.

 

L’individu, demeuré sans bouclier pour ses intérêts, a été de plus livré en proie à une concurrence sans limites, contre laquelle il n’a eu d’autre ressource que la coalition et les grèves. Jusqu’à l’année dernière, ces coalitions étaient passibles de peines sévères, qui tombaient la plupart du temps sur les ouvriers les plus capables et les plus honnêtes, que la confiance de leurs camarades avait choisis comme chefs ou comme mandataires.

 

C’était un tort ; on crut le faire cesser en autorisant légalement la coalition, qui, de délit qu’elle était la veille, est devenue le lendemain un droit : faute d’autant plus grave qu’on a négligé d’ajouter à ce droit ce qui aurait servi à en éclairer la pratique. En même temps se constituait par le développement de la prospérité publique une espèce de privilège industriel qui, tenant dans ses mains l’existence des ouvriers, se trouvait investi d’une sorte de domination qui pouvait devenir oppressive, et amener par contrecoup des crises funestes.

 

Il est juste de reconnaître qu’il n’en a pas abusé autant qu’il l’aurait pu. Mais, malgré la généreuse bienveillance d’un grand nombre de chefs d’industrie et le zèle dévoué de beaucoup de nobles cœurs ; malgré la création des sociétés de secours mutuels, des caisses de secours, des caisses d’épargne, des caisses de retraite, des œuvres pour le logement, pour le service des malades, pour l’établissement des écoles dans les manufactures, pour la moralisation des divertissements, pour la réforme du compagnonnage, pour les soins aux infirmes, aux orphelins, aux vieillards ; malgré tous les efforts de cette charité chrétienne qui est particulièrement l’honneur de notre France, la protection n’est pas encore suffisamment exercée partout, et les intérêts moraux et matériels des classes ouvrières sont encore grandement en souffrance.

 

Voilà le mal tel qu’une rapide et incomplète esquisse peut en donner l’idée. Il est évidemment une menace pour l’ordre public. Aussi convient-il avant tout de l’examiner avec la plus sérieuse
attention.

 

Quant aux remèdes, voici ceux que les principes et l’expérience paraissent indiquer.
A l’individualisme opposer l’association ; à la concurrence effrénée le contrepoids de la défense commune ; au privilège industriel la constitution volontaire et réglée des corporations libres.

 

Il faut rendre aux ouvriers le droit de se concerter, en conciliant ce droit avec les impérieuses nécessités de la paix publique, de la concorde entre les citoyens et du respect des droits de tous. Le seul moyen d’y parvenir est la liberté d’association sagement réglée, et renfermée dans de justes bornes. Or, il est à remarquer que c’est là précisément la demande instante par laquelle se terminent les vœux de tous les délégués à l’exposition de Londres.

 

Ce ne sera du reste que la régularisation légale d’une situation qui, à propos de cette exposition, s’est révélée tout à coup, à la grande surprise de l’administration alarmée. Car on a bien été obligé de reconnaître alors que, par le fait, malgré la législation et contre elle, ces associations existaient déjà ; qu’elles s’étaient reformées sous l’abri du secret et en dehors de toute garantie. Les rapports des délégués ont été publiés, et ils concluent tous à la constitution libre des associations et des syndicats. La couleur dont ces rapports sont parfois empreints est une raison de plus pour qu’on s’en occupe, qu’on s’en inquiète, et qu’on cherche à dégager de ce qu’ils ont de faux et de pernicieux ce qu’ils peuvent avoir de juste et de vrai.

 

En un mot, ce qui est démontré, c’est la nécessité d’associations volontaires et libres des ouvriers pour la défense de leurs intérêts communs. Dès lors, il est naturel que, dans ces associations, il se forme sous un nom quelconque des syndicats, des délégations, des représentations, qui puissent entrer en relation avec les patrons ou syndicats de patrons pour régler à l’amiable les différends relatifs aux conditions du travail, et notamment au salaire. Ici, la communauté d’intérêts entre les patrons et les ouvriers sera une cause de concorde, et non d’antagonisme.

 

La paix et l’ordre sortiront de ces délibérations, où, selon la raison et l’expérience, figureront les mandataires les plus capables et les plus conciliants des deux côtés. Une équitable satisfaction sera ainsi assurée aux ouvriers ; les abus de la concurrence seront évites autant que possible, et la domination du privilège industriel resserrée en d’étroites limites.

 

L’autorité publique n’aura rien à craindre, car, en sauvegardant les droits d’autrui, loin d’abandonner les siens, elle en maintiendra au contraire l’exercice avec la haute influence comme avec les moyens de force et de précautions qui loi appartiennent.

 

Toute réunion devra être accessible aux agents du pouvoir. Aucune ne se tiendra sans une déclaration préalable, et sans que l’autorité, si elle le juge à propos, ait la faculté d’être présente. Les règlements devront lui être communiqués, et elle aura soin que jamais le but et l’objet des réunions ne puissent être ni méconnus, ni dépassés. Laissant une entière liberté aux débats et aux transactions, elle n’interviendra qu’amiablement, et à la demande des deux parties, pour faciliter leur accord.

 

Elle sera toujours en mesure de réprimer sévèrement les troubles, les manœuvres et les désordres. Des commissions mixtes, des syndicats de patrons et d’ouvriers, pourront se rassembler sous son égide pour entretenir les bons rapports, et prévenir ou vider les différends.

 

Enfin l’intervention généreuse des particuliers devra être admise pour venir en aide aux ouvriers, et pour exercera leur égard en toute indépendance, et avec la pleine liberté du bien, les ministères de protection et de charité chrétienne mentionnés plus haut.

 

En résumé, droit d’association sous la surveillance de l’État, et avec le concours de cette multitude d’œuvres admirables, fruits précieux des vertus évangéliques, tels sont les principes qui semblent devoir servir efficacement à délier le nœud si compliqué de la question ouvrière.

 

Qui ne voit d’ailleurs que la constitution volontaire et réglée de corporations libres deviendrait un des éléments les plus puissants de l’ordre et de l’harmonie sociale, et que ces corporations pour-raient entrer dans l’organisation de la commune et dans les bases de l’électorat et du suffrage ? Considération qui touche un des points les plus graves, de la politique de l’avenir.

 

En présence surtout des difficultés actuelles, ne semble-t-il pas que, fidèles à toutes les traditions de son glorieux passé, la royauté vraiment chrétienne et vraiment française doive faire aujourd’hui pour l’émancipation et la prospérité morale et matérielle des classes ouvrières ce qu’elle a fait en d’autres temps pour l’affranchissement des communes ? N’est-ce pas à elle qu’il appartient d’appeler le peuple du travail à jouir de la liberté et de la paix, sous la garantie nécessaire de l’autorité, sous la tutelle spontanée du dévouement et sous les auspices de la charité chrétienne ?"

 

source : Vive le Roy

 

Voir aussi : Arnaud de Lassus à propos de la doctrine sociale de l'Eglise catholique

Lire aussi : "Conception catholique de l´économie" et "Concepts fondamentaux de l´économie", par l'abbé Julio Meinvielle

Lire aussi : Charte du Travail, par le Maréchal Pétain

Voir aussi : 1/03/1941 : discours du Maréchal Pétain contre la lutte des classes

Lire aussi : Salazar et l'organisation corporative

Voir aussi : [Action Française - Cercle Henri Lagrange] conférence sur "le Corporatisme : genèse et perspectives"

Lire aussi : [URBVM] étude sur le Corporatisme et sur sa pertinence au XXI Siècle

Voir aussi : Alain Escada (Civitas) : "Remplaçons les syndicats par les corporations"

Lire aussi : 15/11/1946 : allocution du pape Pie XII au Congrès de la Confédération Italienne des Agriculteurs Exploitants

Lire aussi : Agriculture : Maréchal Pétain : "le paysan doit être hautement honoré"

Lire aussi : "L'Église et L'Agriculture", par le père Denis Fahey

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 20:13
Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

Le député-maire Jacques Bompard (Ligue du Sud, ancien MPF)

M. Jacques Bompard attire l'attention de Mme la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, sur les surcoûts que les énergies renouvelables impliquent. En aidant financièrement le développement des énergies renouvelables, le flou est jeté sur la valeur de ce qu’apportent ces énergies aux consommateurs. Au-delà des consommateurs, ce sont bien entendu les fournisseurs français qui sont concernés. Le prix de différentes sources d'énergies renouvelables est très difficile à établir compte tenu des donnés invérifiables comme celle de la production des sources de ce type d'énergie (éoliennes, centrales photovoltaïques, etc.). La production donc est imprévisible, de plus la consommation des clients en elle-même est fort variable. En conclusion de tout cela, les États ont dû arrêter de fixer des prix, et ce sont les producteurs eux-mêmes qui vont fixer les prix avec les distributeurs. Néanmoins, l'État va devoir financer la différence qu'il y a entre la rentabilité normale des producteurs et la rentabilité effective et pour ce faire financer la différence entre le prix de marché et le prix fixé par filière. Outre le fait que cela montre que les énergies renouvelables sont difficiles à intégrer sur le marché, ces remises à niveau ne peuvent qu'être source d'arrangements multiples entre politiques, producteurs et consommateurs. Finalement cette intervention de l'État afin de favoriser l'expansion de certaines énergies ne semble être qu'un point de départ pour de multiples difficultés. Cette intervention mène à ce que tous les entrepreneurs aient tous la même rémunération puisque l'État promet une rentabilité normale à tous les entrepreneurs. La question de la compétence n'est, encore une fois, pas abordée. Ce complément de rémunération n'est pas public alors que le surcoût laissé aux consommateurs est le même. Ce complément n'est donc même pas mis en place afin d'aider les consommateurs. La réelle question qui se pose est celle de la valeur et de la qualité de ces énergies pour le consommateur. En effet, alors disposant d'un complément de revenu, les entrepreneurs n'ont pas d'intérêt vital à développer leurs énergies puisque le revenu est dans tous les cas normal. Ce sont les seuls gagnants alors que les consommateurs comme l'État y perdent. Ces énergies sont subventionnées alors qu'elles sont pas compétitives, pas à la hauteur du marché et ce depuis déjà un temps relativement long. Et ce n'est pas tout ; un dispositif d' « acheteur en dernier recours » a été mis en place. Ce dispositif contraint un entrepreneur à acheter un centre de production d'énergies renouvelables (éoliennes ou autres) si personne n'est intéressé. Ce dispositif doit permettre « de sécuriser le financement des installations d'énergie renouvelable sous complément de rémunération tant que le marché des agrégateurs n'est pas suffisamment mature » comme le souligne Mme la ministre. Cette phrase même montre à quel point il est devenu nécessaire de mettre en place des politiques complexes, onéreuses et qui ne devraient pas être du ressort de l'État pour instaurer des énergies actuellement non compétitives. Tout cela ne permet toujours pas de savoir, d'ailleurs, la réelle valeur de l'énergie produite par ces centres. Le seul moyen de savoir serait de laisser les producteurs fixer les prix et d'évaluer, en fonction des prix, l'utilité réelle de l'énergie produite par des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques etc. De manière globale, tout est fait de manière à favoriser les producteurs et défavorisant du coup les consommateurs. Alors que les subventions sont toujours présentes et loin de disparaître, il lui demande quelles mesures elle compte prendre afin de favoriser les consommateurs et trouver des solutions qui développeraient les énergies naturelles sans toutefois subventionner autant les entrepreneurs.

 
 

source : Assemblée Nationale

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"Ne croyez pas que je sois venus apporter la paix sur Terre. Je ne suis pas venus apporter la paix; mais l'épée." (Matthieu 10:34)

"et ceux que tu trouveras, contrains-les d'entrer, afin que ma maison soit remplie." (Luc 14:23)

"Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom" (Luc 21:16)

"On mettra la main sur vous, et l'on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues; on vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom" (Luc 21:16)

"Dieu vomit les tièdes"

"Que toute personne soit soumise aux autorités supérieur; car il n'y a point d'autorité qui ne viennent de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi qui s'oppose à l'autorité, résiste à l'ordre que Dieu  a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes" (Romains 13:1)

"Il n'y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile, je remplirai le nombre de tes jours" (Exode 23:26)

"Si tu prêtes de l'argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne seras point à son égard comme une créancier, tu n'exigeras de lui point d'intérêt" (Exode 22:25)


« Voter socialiste, c'est voter contre Dieu. Le programme socialiste fait frémir les enfants » (Monseigneur Lefebvre)

A propos de Pinochet « Dès qu'un homme se lève pour sauver son pays du communisme et qu'il rétablit l'ordre chrétien, on fait tout pour le discréditer. Il n'y a pas un pays où l'on puisse circuler aussi librement qu'au Chili. » (Monseigneur Lefebvre)

"Le mythe tant caressé de l'égalité ne serait pas autre chose, en fait, qu'un nivellement absolu de tous les hommes dans une commune misère et dans une commune médiocrité." (pape Léon XIII)

"Face à la colonisation islamique de la France, je crois que la laïcité est un bouclier en carton pâte, et j'irai même plus loin, je pense que la laïcité est le cheval de Troie de l'islamisation. C'est donc par l'affirmation de l'identité française, de la culture française, et du lien entre la France et son héritage chrétien, que nous pourrons répondre au défi de cette islamisation galopante." (Carl Lang)

"Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur" (Mussolini)

"Je ne compte pas demander pardon à qui que ce soit. Au contraire, ce sont aux autres de me demander pardon, les marxistes, les communistes" (Pinochet)

" On ne peut dialoguer ni avec les francs-maçons, ni avec les communistes, car on ne dialogue pas avec le diable ! " (Monseigneur Lefebvre)

" Votre innovation du PaCS, c’est tout simplement le retour à la barbarie. Vous vous inscrivez dans la suite de ceux qui, pour saper la société, ont commencé par saper la famille. La loi la mieux établie de notre vieille civilisation, vous vous apprêtez à la violenter ! Vous touchez là aux fondements de la société ! Mais un jour les victimes se lèveront et se tourneront vers vous en vous disant, une expression terrible : vous êtes le socialisme démolisseur ! " (Philippe de Villiers)

"Il n'y a pas de contraception d'urgence, cela n'existe pas." (...) vous substituez à un principe de précaution un principe de destruction en lançant une véritable guerre chimique contre l'enfant à naître" (Philippe de Villiers)

"On ne peut pas ignorer que le seul fait tangible repérable, permettant de déterminer le commencement de la vie humaine correspond à sa conception. Notre législation ne reconnaît pas l'avortement comme un droit des femmes." (Philippe de Villiers)

" La protection de la vie des sans-voix plutôt que l’eugénisme et l’avortement, la protection de la vie des malades plutôt que la seringue empoisonnée de l’euthanasie " (Philippe de Villiers)


"Tout le régime d'enseignement désigné sous le nom de laïcité représente un système complet d'embrigadement et de domestication des intelligences et des consciences populaires." (Charles Maurras)

« Prions aussi pour les Juifs perfides afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs cœurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur » (Oremus et pro perfidis Judaeis, prière du Vendredi Saint)

« Les Maçons en sommeil pourraient se réveiller. En les éliminant, nous sommes sûrs qu’ils dormiront pour toujours » (Benito Mussolini)

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